Mercure
Mercure (0,4 ua) est la planète la plus proche du Soleil,
ainsi que la plus petite (4 878 km de diamètre) et la moins massive avec un peu plus du vingtième de la masse terrestre.
Elle ne possède aucun satellite naturel et ses seules caractéristiques géologiques connues, en dehors des cratères d’impact, sont des dorsa qui ont probablement été produites par contraction thermique lors de sa solidification interne tôt dans son histoire. Elle possède relativement à sa taille un très grand noyau de fer liquide qui représenterait 85 % de son rayon, contre environ 55 % pour la Terre — et un fin manteau, ce qui n’est pas expliqué de façon certaine mais pourrait être du à un impact géant ou à l’importante température lors de son accrétion.
Mercure a la particularité d’être en résonance spin-orbite 3:2, sa période de révolution (~88 jours) valant exactement 1,5 fois sa période de rotation (~59 jours), et donc la moitié d’un jour solaire (~176 jours). Ainsi, relativement aux étoiles fixes, elle tourne sur son axe exactement trois fois toutes les deux révolutions autour du Soleil. Par ailleurs, son orbite possède une excentricité de 0,2, soit plus de douze fois supérieure à celle de la Terre et de loin la plus élevée pour une planète du Système solaire.
L’atmosphère de Mercure, quasiment inexistante et qualifiable d’exosphère, est formée d’atomes arrachés à sa surface (oxygène, sodium et potassium) par le vent solaire ou momentanément capturés à ce vent (hydrogène et hélium). Cette absence implique qu’elle n’est pas protégée des météorites et donc sa surface est très fortement cratérisée et globalement similaire à la face cachée de la Lune, car elle est géologiquement inactive depuis des milliards d’années. De plus, le manque d’atmosphère combiné à la proximité du Soleil engendre d’importantes variations de la température en surface, allant de 90 K (−183 °C) au fond des cratères polaires — là où les rayons du Soleil ne parviennent jamais — jusqu’à 700 K (427 °C) au point subsolaire au périhélie.